Je prépare mon expatriation à Londres

Ca y est le billet d’avion est réservé, mon patron est prévenu, l’auberge est bookée. Plus de marche arrière possible, c’est décidé, je m’expatrie chez les anglais !
Besoin de changer d’air, de vivre une nouvelle aventure, dans cet article je t’explique tout sur mon choix et ma préparation pour ce changement de vie qui peut paraître plus effrayant qu’il ne l’est vraiment.
LONDRES, DEPART IMMINENT !

Cela faisait un moment que j’y pensais, mais ce n’est que récemment que j’ai décidé de partir m’installer en Angleterre.
Alors quand certains me demandent si je pars m’y poser « à vie« , tu me connais, « qui vivra verra« , je suis plutôt du genre à vivre au jour le jour et à prendre ce que la vie a à me donner sans trop me poser de questions. Donc sans mettre la charrue avant les boeufs, disons que j’y vais déjà pour goûter à la vie Londonienne trépidante pendant quelques temps.

Pourquoi choisir Londres pour une expatriation ?

« Mais Londres, il fait moche tout le temps là-bas non ? Toi tu aimes le soleil pourtant ? » 

Londres, une ville attractive !

Je ne suis allée à Londres qu’une seule fois, il y a bien longtemps déjà étant jeune ado et je n’en avais que très peu de souvenirs pour être honnête, mais des bons au moins ! J’aime le fait que ce soit une grande ville (j’ai besoin de ça à nouveau, de choses à faire, de gens à voir, d’endroits pour sortir, de vie sociale quoi !), cosmopolite, reconnue pour son excentricité et par conséquent, son ouverture d’esprit. J’ai pu confirmer cet opinion en y retournant une semaine en janvier dernier, pendant laquelle j’ai exploré différents quartiers de la ville, qui m’ont tous séduite pour plusieurs raisons.
✺Je t’invite à lire l’article qui en résulte : ici.

Située au coeur du Royaume-Uni, elle est le parfait point de départ pour des week end trips à droite à gauche dans le pays, et pourquoi pas aussi des courts séjours en Irlande. De la ville, on peut rapidement être à la mer ou à la campagne, ou encore visiter de grandes villes universitaires comme Oxford ou Cambridge. De quoi en prendre plein les yeux.

Et qui dit grande ville, dit activités à foison et opportunités d’emploi plus grandes.

 

« Comment ça tu n’as pas trouvé de job avant de partir ? Mais comment tu comptes faire ? » 

Un bassin d’emploi intéressant

Quoi de mieux qu’une capitale mondiale pour chercher le job de ses rêves ? Une ville aussi grande et dynamique regorge forcément d’opportunités d’emploi diverses et variées. Et même si on ne décroche pas directement en arrivant le job idéal, le turn-over est très fort dans les grandes villes, surtout dans des domaines comme l’hôtellerie, la restauration, le tourisme. Il y a une multitude de jobs que l’on peut faire en arrivant quelque part, sans forcément avoir d’expérience.

Et puis, je dois dire que j’aime beaucoup les cultures anglo-saxonnes et qu’en général, ces pays démontrent une ouverture d’esprit bien plus grande que chez nous. Une mentalité différente, plus souple sur bien des plans, notamment au niveau de l’emploi.

En effet, que ce soit en Australie ou au Canada par exemple, j’ai pu juger par moi-même de cette mentalité que j’appellerais « au mérite ».

Je m’explique.

Si on voit que tu es motivé, que tu as envie de te donner les moyens pour réussir, on te donne ta chance. Si tu échoues, tant pis, next, et si tu réussis, on te fait évoluer dans l’entreprise rapidement.
Pour eux, ce n’est pas la notoriété des écoles par lesquelles tu es passé qui compte, ni forcément les années d’expérience accumulées dans tel ou tel domaine précis. On ne te demandera donc pas systématiquement 5 ans d’expérience pour obtenir tel job, et on s’intéressera plus à tes qualités transversales acquises grâce à tes hobbies et centres d’intérêts. Dans cette même logique, on est beaucoup moins cloisonnés dans une domaine d’activité particulier. Et il est plus facile d’évoluer vers différents corps de métier au fil de sa carrière sans avoir forcément l’expertise adéquate.

Cette tendance s’explique notamment par une plus grande flexibilité au niveau de l’emploi, car ils ont moins de lois pour protéger tant les employés que les employeurs. On se sent donc moins « bloqué » que chez nous par des CDD et CDI, beaucoup moins répandus là bas. Il est donc plus facile d’embaucher, plus facile de partir si le job ne plait pas, mais aussi plus facile d’être viré ! Hé oui, car les statuts de nos emplois nous assurent quand même une certaine sécurité de garder son poste à moins de faire une faute grave. Une situation à double tranchant donc.

La proximité de l’Europe

Je ne voulais pas partir trop loin, étant donné que j’ai plusieurs événements prévus en France cette année pour lesquels je dois être présente. L’Angleterre était alors une bonne option.
Aujourd’hui, il est de plus en plus facile de vivre à l’étranger, et plus particulièrement intra Europe lorsqu’on est Européen.

Déjà car nous n’avons pas besoin de visas de travail, ce qui est déjà un point fort intéressant. Ensuite, parce qu’il est de plus en plus facile d’être mobile, les transports étant de plus en plus abordables. Originaire d’Alsace et pour te donner un exemple, je paye moins cher un A/R Bâle-Londres qu’un simple aller Strasbourg-Paris ! Dingue, non ?

Enfin, les technologies d’aujourd’hui rendent les télécommunications de plus en plus simples et abordables également, notamment avec le roaming en Europe. Il est aussi facile aujourd’hui de garder contact avec ses proches en restant en France qu’en vivant n’importe où ailleurs.

Alors, toujours pas convaincu par l’expatriation ? 😉

Un climat d’incertitude lié au Brexit

Je dois dire que la période choisie pour déménager en Angleterre n’est pas forcément la mieux choisie… étant donné que le Brexit aura lieu le 29 mars, et que personne ne sait encore comment cela va se passer. Ni quelles conséquences ce changement va vraiment engendrer sur l’immigration. J’aurais pu me décider avant quand même ! ^^ Du coup c’était un peu la précipitation pour définir une date de départ, antérieure au 29 mars, afin de me laisser le temps de m’installer là bas et de faire les démarches nécessaires qui prouveraient mon arrivée pré-brexit. On ne sait pas de quoi demain sera fait, je préfère prendre mes précautions.
Bien sur je pourrai t’en dire plus à ce sujet une fois sur place et après que le « désastre » comme ils l’appellent, soit passé.

Qu’est-ce qu’il faut savoir lorsque l’on veut s’expatrier ?

J’avais déjà fait un article au sujet de l’organisation de son voyage longue durée que tu peux retrouver ICI dans lequel j’y explique en détails les principales démarches à faire avant son départ, les étapes à ne pas oublier et des conseils pratiques bien utiles.
En somme, une expatriation n’est pas tellement différente d’un « voyage au long terme« . Les démarches sont plus ou moins les mêmes.
N’hésite pas à checker le site du gouvernement du pays dans lequel tu souhaites te rendre pour connaître toutes les démarches et papiers nécessaires.

Tu peux aussi t’inscrire dans les groupes facebook et liker les pages comme par exemple  » Les français à Londres », « Le Cercle des Français à Londres » « Londres expat » etc… pour trouver des conseils, de l’aide, des réponses à tes questions etc. Il s’agit d’une grosse mine d’informations à ne pas négliger. Tout comme les différents médias que tu peux trouver sur internet : Blogs, vidéos youtube etc ..


A quelques jours de mon départ, j’ai pu cocher la plupart des cases:

✓ Définition du budget :

Etape cruciale pour définir une date de départ. Je prends en compte les frais suivants : Le billet d’avion, le logement pour un mois, le transport sur place pour un mois, et les économies nécessaires pour tenir au minimum un mois sur place sans travailler, en tenant compte du coût de la vie locale (Pour cela, il est primordial de faire des recherches en amont pour en avoir l’idée la plus précise).
Pour l’Angleterre, pas besoin de visa de travail dans l’immédiat (en date pré-brexit), ni d’assurance voyage, car on rentre dans le système de sécurité sociale local lorsque l’on s’installe et travaille là bas, de la même manière qu’en France.

✓ Billet d’avion booké et auberge de jeunesse réservée pour la première semaine

✓ Administration :

Au niveau des démarches administratives décrites dans l’article cité plus haut , je n’ai dans mon cas pas grand chose à m’occuper, si ce n’est bien sûr de rompre toutes mes attaches matérielles en France. C’est à dire : Quitter mon job, résilier mes abonnements téléphoniques, salle de sport et autres.. (Je garde Netflix hein, on s’entend là !). Certains garderont leur abonnement mobile car leur formule peut être intéressante à l’étranger, surtout en Europe avec le roaming.

✓ Documents d’identité :

Mon passeport est encore valide. Tous mes documents importants d’identité sont en version numérique accessible sur mon cloud.

✓ Banque :

Je suis depuis peu chez N26, une banque en ligne intéressante pour les voyageurs et expatriés, car elle offre des avantages considérables par rapport à une banque classique.
Tels que : Pas de commission sur les taux de change, pas ou très peu de frais de retrait et de paiement en devises étrangères etc…

Si tu ne la connais pas, je t’invite à te renseigner dessus.
Tu peux également checker Revolut qui fonctionne sur le même principe, mais elle s’adresse encore davantage aux expatriés car tu peux avoir plusieurs comptes en devises étrangères et simplifier ainsi tes échanges de monnaie (ceci étant dit, je vais peut être troquer mon compte N26 pour un compte chez Revolut dorénavant..)

Enfin, pour ce qui est de ma valise, elle est encore au grenier à 4 jours du départ – Normal, tout va bien – Pas de stress !
Et concernant l’orgie gastronomique, je peux te dire que je suis au régime fromage, vin blanc, chocolat et bons petits plats depuis quelques temps déjà, avant de devoir troquer tout ça pour les yum yum et pâtes au jambon, parce que oui, la vie Londonienne à un coût, et pas des moindres !! xD

 

A bientôt pour les nouvelles fraîches sur place. Je te raconterai comment s’est passé mon installation et mes premiers jours d’expat an Angleterre !