Destination Patagonie !

C’est parti pour un périple de deux mois jusqu’en Patagonie, en compagnie de mes amies Gaëlle et Anne-laure !

Départ d’Amsterdam avec Gaëlle où on a commencé ce voyage avec nos amis le temps d’un week-end, avant de nous envoler pour Cuba. Et pour ce faire… quoi de plus logique qu’une petite escale par Moscou évidemment !
Vu qu’on avait 12 heures à tuer de nuit sur place, on s’est dit que ça pouvait être pas mal de faire le Tour du centre ville en plein froid hivernal russe !
Bon je vous le cache pas, on a pas tenu bien longtemps avant de craquer et d’aller se réfugier dans les salons du Ritz Carlton de Moscou où on y a dégusté une bonne vodka locale (et pas chère ! 7€ avec l’apéro !).

On a jeté nos doudounes en arrivant à Cuba pour profiter du soleil et du rhum local. Gros dépaysement quand même à La Havane, où les vieux quartiers dans lesquels on a séjourné nous on plus fait penser qu’on avait débarqué là au lendemain d’une guerre tant la ville est dans un sale état. Mais la gentillesse et les sourires des locaux nous ont prouvé une fois encore à quel point le bonheur ne tient pas à grand chose finalement.

Après avoir beaucoup dansé, beaucoup chanté et fumé quelques cigares (ok je n’ai pas franchement apprécié plus que ça cette expérience comme en témoigne ma tronche), après avoir voyagé à travers l’île de toutes les manières possibles et imaginables, place aux choses sérieux, on s’envole pour le continent sud américain !

C’était sans compter sur ce magnifique faux départ, ou Le Jour Où On A Loupé Notre Vol !  Ah ça c’est clair, on est pas prêtes de l’oublier celle-là ! Tout ça pour une malheureuse histoire de preuve de sortie de territoire du pays où on allait atterrir, petit détail qu’on aurait bien aimé savoir avant puisqu’il nous a quand même coûté la modique somme de 400 € pour le rachat du vol et les 24h de plus à passer à Cuba.
On vous épargne nos faces déconfites quand on a appris au comptoir d’enregistrement de l’aéroport qu’on ne pourrait pas embarquer, le stress pendant deux heures dans les bureaux de la compagnie aérienne à squatter leurs ordinateurs pour avoir du réseau et essayer de trouver un moyen de contourner le problème, et notre coup de flip du siècle quand on a cru que nos bagages étaient parties sans nous au Pérou !

Bref, la galère passée, on découvre les joies du confort en Couchsurfing au Pérou, qui sera bientôt nuancé par les nombreux logements de fortune qu’on a pu dénicher sur la route. Du local de ménage à l’Hostel qui n’avait plus de chambre de dispo, au micro matelas à même le sol chez le vieil Américain expatrié, en passant par les innombrables bus de nuit et le petit lit où on s’est tassées à deux pour passer la nuit à l’abris des mygales dans la jungle Amazonienne, on a quand même vécu de sacrées expériences je vous le dis !

Mais ça valait le coup, puisqu’on a pu découvrir la beauté de paysages à couper le souffle (c’est là qu’on a compris le sens figuré de cette expression) dignes des plus beaux films d’aventure lorsqu’on est allées crapahuté à la Rainbow Mountain ou dans la mythique vallée des Incas avec le majestueux Machu Picchu (on a quand même loupé le réveil ce matin là pour monter au plus tôt pour éviter les foules). On s’est aussi armées de courage – mais surtout de patience – pour braver la forêt amazonienne  et ses créatures.

Notre passage vers la Bolivie ne s’est pas fait sans peine non plus, puisqu’on a dû attendre des heures à la frontière sous un soleil de plomb que les détenteurs des 23 Kg de drogues qu’ils avaient retrouvé dans les soutes de notre bus puissent être identifiés et arrêtés.

Petit passage express par l’Isla Del Sol qui nous a légèrement survendu son titre (hein Gaëlle), puis par le cabinet du dentiste qu’on a eu beaucoup de mal à identifier quand il a fallut aller soigner la gingivite de Gaëlle. Le point positif c’est quand même que le prix de la consult’ et des médocs en Bolivie défie toute concurrence (2€ !).
Puis découverte de l’incontournable Salar d’Uyuni qui nous a laissé un souvenir inoubliable et une légère pâteuse dans la bouche au réveil dans l’hôtel de sel !

Incroyable mais vrai, on passe au Chili sans problèmes.
C’est là que nous rejoint la fabuleuse Anne Laure et son talent inné pour le Karaoké. On progresse toutes les trois vers le sud en testant l’auto-Stop (pas si laborieux), on s’aventure sans le savoir dans les quartiers craignos de Valparaiso, on part en mini-road trip en fiat punto et on se lance même le défi de grimper en haut du volcan Villarica connu pour être en activité permanente et pour ses pentes enneigées quasi toute l’année que l’on peut ensuite dévaler en pèle à neige. On en a chié comme ja-ja à la montée, mais qu’est-ce que ça valait le coup !!

Passage en Argentine où à nouveau, la tradition du gros Fail a encore frappé lorsqu’on a failli se retrouver coincées en plein no-man’s land car les postes frontières fermaient. On était en retard à cause d’un idiot qui a confondu son backpack noir et rouge avec le mien – juste noir – à la sortie du Ferry, et qu’on a réussi à rattraper juste à temps sur le parking avant qu’il ne parte avec définitivement (me laissant avec mon slip pour pleurer).

Puis ça y est, on y arrive enfin, la Patagonie et ses paysages décadents, ses contrastes entre déserts et glaciers, ses gauchos et ses camélidés sauvages.

Le majestueux Fitz Roy que l’on trépignait toutes de rencontrer nous accueille les lacs aux verts (jeux de mot – les bras ouverts – Ok, nul.)
Le Périto Moreno nous colle une baffe de voyage à nous faire exploser la tête et les Torres Del Paine nous laissent sans voix.
Les trecks s’enchainent tous plus beaux les uns que les autres et on finit même par faire le dernier en mode Trail tellement on est devenues des pros de la grimpette (il fallait surtout qu’on arrive à choper notre bus retour, j’avoue).

Pendant ce voyage, on a vécu des émotions indescriptibles, on a fait de magnifiques rencontres avec les locaux qui nous ont parfois hébergées, parfois co-voiturées, on a fêté Noël dans un cadre exceptionnel dans un gîte chilien où on a pu bénéficier de l’accueil extraordinaire de ses hôtes qui, à l’image de la population du pays, ont le coeur sur la main. On a embrassé la nouvelle année 2017 en assistant au dernier lever de soleil de 2016 en haut de falaises surplombant la plaine de Patagonie, on a célébré l’anniversaire à Gaëlle à Cusco avec notre hôte Couchsurfing en faisant une sieste d’une demi heure avant de partir le lendemain pour l’un des trecks les plus difficiles de ma vie.
On s’est pris plusieurs claques devant des paysages inimaginables.

C’est pour toutes ces raisons que voyager vaut de l’or. Même dans les conditions les plus précaires, tous les budgets peuvent s’y retrouver. Voyager est à la portée de tous. Il suffit juste d’accepter de se lancer dans l’inconnu et de dépasser sa zone de confort.

Alors, qu’est-ce que tu attends toi aussi pour vivre la grande aventure ? 🙂

Bisous les loulous !