Laurie, fille au pair en Nouvelle-Zélande

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Laurie, française, a 23 ans lorsqu’elle s’envole en Nouvelle Zélande en 2014 pour y faire jeune fille au pair pendant un an. Si elle a pu rester dans le pays si longtemps, c’est grâce au PVT, un visa qui lui permettait de pouvoir voyager et travailler en Nouvelle Zélande pendant un an.

Elle est restée au sein d’une famille d’accueil à Wellington sur l’île du nord, où elle s’occupait des 3 enfants de 5, 7 et 9 ans.
Le fait d’avoir travaillé pendant toute cette année lui a permis de s’offrir des vacances bien méritées en Asie du Sud Est où elle a voyagé en sac à dos pendant 5 mois avant de rentrer en France.
Un an après son retour en France où elle travaille comme éducatrice spécialisée, elle revient avec nous sur cette expérience et ce qu’elle lui a apporté.

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Pourquoi tout quitter pour partir faire Au pair en Nouvelle Zélande ?

« J’avais envie de voir autre chose, de rencontrer de nouvelles personnes et de voir du pays. A la fin de mes études je me suis dit que c’était le moment parfait pour partir, mais la question financière se posait et je ne parlais pas anglais. J’ai donc décidé de partir comme fille au pair et je me suis dirigée vers la Nouvelle-Zélande pour ses paysages divers et sa nature. Et j’ai été servie ! »

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Quelle était ta plus grande peur avant de partir ?

« Quand j’ai décidé de me lancer dans l’expérience, ma plus grande peur était d’arriver sur place sans point de chute, sans argent et sans parler la langue. Mais une fois que j’avais trouvé la famille d’accueil et le boulot d’au pair je n’avais plus peur et qu’une seule envie : débuter l’expérience. »

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 Comment s’est passée ton expérience ?

« Cette année en Nouvelle-Zélande était comme un rêve, une parenthèse dans ma vie.
J’ai eu l’occasion d’avoir une famille d’accueil géniale. Malgré mon niveau d’anglais très bas ils ont cru en moi et m’ont soutenue. J’ai été inclue dans leur famille et ils m’ont totalement fait confiance.
Je touchais 240 NZ$ par semaine donc environ 160 euros. Suffisamment pour voyager sur place et profiter de mes weekend wellingtoniens.
Je suis souvent partie en escapades lorsque j’avais des weekends prolongés et pendant mes semaines de vacances. J’ai fais du stop, des trips en voitures à travers le pays avec différentes personnes et j’ai vu des paysages incroyables. J’ai marché sur un volcan, me suis baignée dans des sources naturelles d’eau chaude, ai dormi dans une forêt seule au milieu de nulle part. J’ai pu profiter de plages de sable jaune, j’ai escaladé des rochers, visité des grottes de vers luisants, rencontré des personnes extraordinaires, d’autres un peu bizarre, etc…. »

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As-tu regretté d’avoir tout quitté pour partir vivre cette aventure ?

« Non je n’ai jamais regretté d’être partie et encore moins d’avoir poursuivi ce voyage en allant ensuite en Asie.
J’ai tout adoré, mon quotidien avec la famille, la ville de Wellington et les rencontres que j’y ai faites, la découverte du pays, les balades dans des paysages magnifiques… »

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Meilleur souvenir  ?

« Difficile de choisir un seul souvenir. Je pense que la découverte du stop a été mon souvenir le plus mémorable. Nous avons vécu tellement de situations inouïes.
Je pense que la meilleure était dans le sud de l’île. On cherchait à faire du stop, on se dirige vers l’extérieur de la ville pour trouver une voiture et vu que mon panneau était déjà prêt je décide de l’accrocher à mon backpack. On était en train de marcher en se tapant un énorme fou rire avec la fatigue du voyage des derniers jours de galère à dormir sous tente quand un couple nous interpelle et nous dit qu’on a quelqu’un qui nous court après. On se retourne et il y a bien une nana en train de courir en nous appelant. Elle avait vu notre pancarte quand elle faisait le plein et nous proposait de faire le trajet avec elle.
Sur le trajet elle nous interroge sur notre point de chute, bien sûr on avait rien prévu. Du vent était prévu pour la soirée, elle nous propose alors de dormir dans sa caravane dans le jardin et finalement nous invite chez elle et nous laisse les clés car elle était de sortie.
Un lit king size et une douche chaude : c’était le rêve ! Son mari nous a même emmenés le lendemain matin à 6h pour notre départ en balade.
Une rencontre improbable d’une nana sur la route. »

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Plus grosse galère ?

« Ma 1ère expérience en couchsurfing.
La nana avait l’air top au téléphone, elle venait même nous récupérer en ville, habitant un peu à l’écart. Mais une fois chez elle, la galère commence. Elle devait vivre seule et un mec qui ne parlait pas était sur son canapé. On était 4 couchsurfers pour 2 lits. On a donc dormi par terre.
Le soir venu, le mec en question avait écouté à travers la porte nos conversations et s’était créé une vie et dormait dans son salon le soir même. On était pas rassurées. Mais le pire fût le lendemain soir. On rentrait de notre journée, la proprio m’avait laissé la clé pour rentrer avant elle, puis elle m’appelle pour me demander de ne surtout pas laisser le mec de la veille rentrer, qu’elle m’expliquerait à son retour et que je devais lui donner son sac qui était dans le salon, puis elle raccroche.
Puis ça toque à la porte, les filles sont en panique, on s’était toutes fait des films sur la situation et au moment où j’ouvre la porte : des cris, la police qui arrête le mec juste devant nous.
Il s’avère que notre hôte ne le connaissait pas, qu’il squattait chez elle depuis une semaine et qu’il était en prison déjà avant pour coups et blessures sur sa femme et était suspecté de la disparition d’une autre femme. Notre hôte après 1 semaine a quand même eu l’idée d’appeler la police car il avait tenté une approche avec elle.
Une histoire de dingue mais après ça je n’ai eu que des expériences de couchsurfing magiques dont une où l’hôte est devenu un très bon ami par la suite. »

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Qu’est-ce que ce voyage t’as apporté ?

« J’ai appris pas mal de choses pendant ce voyage. La principale a été de me faire confiance et de laisser les choses se passer sans vouloir tout contrôler. Je me suis laissée aller à vivre les choses comme elles venaient et j’ai adoré. Je suis partie à chaque fois sans rien organiser en dormant parfois au milieu de nulle part et malgré ce qui ressemblait souvent au premier abord à une galère se transformait en expérience unique.
J’ai aussi appris à aller à la rencontre des autres malgré la barrière de la langue, à oser et m’affirmer.
En Nouvelle-Zélande pour moi c’était facile, j’étais dans ma zone de confort, j’avais un toit, un emploi, une routine et des gens sur qui compter au quotidien. L’année est passée à une vitesse phénoménale, j’ai l’impression d’y être resté le temps des vacances.
Il m’a fallu partir en Asie en sac à dos et être toujours en mouvement pour me rendre compte de ce dont j’étais capable : surmonter mes peurs, aller au-delà des limites que je me fixais et malgré des hauts et des bas c’est une expérience magique à vivre. »

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Tes prochains projets ?

« Quand j’ai décidé de rentrer, car j’étais fatiguée de la route, je pensais rester 2-3 mois en France et repartir et puis finalement, je ne suis pas encore repartie.
J’ai le projet de faire l’Amérique du sud mais peut être différemment cette fois, en faisant un séjour dans un pays à chaque fois, tout dépendra des finances et des dispos pour repartir. »

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Conseils pour ceux qui aimeraient tenter l’expérience Au pair en NZ ?

« Je leur dirais de foncer et de ne pas hésiter trop longtemps, tout est possible.
Je me suis décidée 2 mois et demi avant de partir, l’agence par laquelle je suis passée pensait que je ne trouverais pas de famille facilement car je ne parlais pas anglais, et bien finalement je me suis donnée les moyens et 2 mois après j’étais en Nouvelle-Zélande.
Bien sûr au début on galère un peu à parler, à s’exprimer mais tout le monde cherchait à m’aider et apparemment l’accent français c’est sexy à l’étranger alors lancez-vous ! »

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Un mot pour résumer ton aventure

« MAGIQUE »

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