Débarquement sur la planète Québec

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Me voici arrivée en terres québécoises depuis maintenant presque un mois. Moment idéal pour dresser un petit bilan de mes premières impressions. Car dites-vous bien, je ne m’attendais pas à être aussi perturbée par les différences culturelles qui séparent nos deux pays. Bien que la culture québécoise ne soit pas radicalement différente de la nôtre, n’exagérons rien, disons que c’est plutôt une affaire de différence de coutumes et de langage.

Pour commencer, en arrivant ici en plein mois de janvier, je m’étais préparée au grand froid c’est sûr ! Mais personne ne peut être préparé pour un tel choc thermique lorsqu’il n’a plus vécu d’hiver depuis 2 ans ! J’arrivais tout droit de Patagonie lorsque j’ai posé mon premier pied au Canada. Alors même si ce n’était pas la grande chaleur là-bas non plus, je peux quand même remercier ma mère de m’avoir envoyé un colis fourni d’habits d’hiver car qu’on se le dise, je n’étais clairement pas équipée pour ce qui m’a parût être la Sibérie !! x)
Et encore me disent mes amis à mon arrivée, j’ai de la « chance« , j’ai échappée à la vague de froid de la semaine passée et à ses -25°C, ressenti -60°C (*joke*).

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Bref, revenons-en à nos moutons. Ici, la neige est omniprésente, tant à l’extérieur de la ville qu’en plein centre-ville ! Ce sont des monticules de neige qui sont entassés par endroits au coin des rues. A prime abord, ça me fait plaisir de revoir enfin la neige ! 😀
Mais là arrive l’un des problèmes majeurs de Montréal… ses TROTTOIRS ! Ou l’enfer des piétons montréalais. Tout juste déneigés pour se frayer un chemin sans pouvoir pour autant tenir à deux à même hauteur, les trottoirs sont un piège car vous pensez marcher au sec ou sur un peu de neige mouillée jusqu’à ce que PLOUF, vous plongiez sans prendre garde dans une flaque invisible ressemblant à la « soupe » comme on dit, de bien 15cm de profondeur, inondant vos bottes de novice non prévues à cet effet. De quoi vous décider à vous acheter une bonne paire de bottes canadiennes de compèt’ au plus vite!

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Dès le lendemain donc, vous vous rendez à la boutique de chaussure ou au supermarché – qui se dit « l’épicerie » en local – pour faire vos premières courses. (Faites attention cependant lorsque vous traversez la rue ! Ici les feux de trafic sont situés de l’autre côté de la route. Et traverser au feu rouge peut vous valoir une amande des plus salées !)
En entrant dans la boutique, quelle n’est pas votre surprise lorsque le vendeur vous tutoie direct sans préambule. « Salut ça va ? » – variante – « Hey tu vas bien ? » – Heuu… c’est bien à moi que vous vous adressez ? Tu penses en regardant par-dessus ton épaule.
Et alors le plus déroutant, c’est quand ils commencent par un classique « bonjour, on peut vous aider ? » lorsque tu entres dans le magasin, puis qu’ils se mettent à te tutoyer dans la seconde qui suit ! Ah nous et nos règles de courtoisie françaises vieille école ! Il y a de quoi en perdre la tête ^^

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Puis s’en vient le vendeur qui te pose des questions et parle avec ses collègues et là… le choc de la langue te rattrape en te frappant en plein visage ! Car oui, même si les québécois sont francophones, qu’on se le dise, ils ne parlent pas FRANÇAIS pour autant !! Il s’agit bien là d’un tout autre langage tant drôle qu’énigmatique… Le QUÉBECOIS. Un langage à part entière qui me donne toujours, après un mois ici, du fil à retordre ! Mais je reviendrai sur ce point très spécifique dans un tout autre article que je vous garde au chaud…. 😉

A l’épicerie donc, vous aurez peut-être comme moi la surprise en achetant vos produits de ne pas voir de date de péremption sur les produits, ce que j’ai trouvé assez choquant, en particulier lorsque vous achetez de la viande…
Vous aurez cependant la chance de pouvoir acheter les fameuses boîtes de « Mac’n’Cheese » à faire vous-même, ces macaronis au fromage suspect et à la sauce non identifiée, si bien que leur vente est interdite en France ! (Ne regardez pas la liste d’ingrédients, c’est bon, c’est fat, c’est tout ce qui compte !)
En revanche, le bon franchouillard que vous êtes se prendra un petit coup de massue lorsqu’il arrivera au rayon fromage. Et là… c’est le drame !! Et vas-y que le gruyère est à 60$/Kg, le chèvre à 45$/Kg et on ne parle même pas du camembert !! Alors si vous n’avez pas les moyens comme moi… on se rabat sur le fameux Cheddar !! Hummm, croyez-moi, on apprend à l’apprécier avec le temps 😉
J’ai le regret de vous dire qu’il en est de même pour l’alcool… welcome back in OZ, même combat ! Paye ta bouteille de Riesling à 20$, la même que tu trouves chez nous pour 4€ -_-‘.

En parlant des choses chères ici au Québec, il en est de même pour les abonnements téléphoniques. Oubliez tout de suite l’option Free t’as tout compris pour 2€/mois. Ici, le moindre abonnement basique sans internet qui te permette juste d’avoir un numéro en pouvant téléphoner pendant 2min30 et envoyer 3 sms te coûtera pas moins de 20$. Rajoute à tout cela un tas d’options et quelques GO d’internet, et on monte direct à 60$/mois !!

Bref, sur le chemin du retour tu te rends compte que tu as oublié ton paquet de pâtes. Pas de panique, tu vas pouvoir l’acheter à la Pharmacie juste en face ! Et oui tu n’as pas la vue qui baisse, j’ai bien dis la pharmacie. Dans ce fabuleux endroit – qui en passant sert aussi de bureau de poste, de magasin de cosmétique, et de presse – il te sera possible de faire tes courses en trouvant à peu près tout et n’importe quoi !

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Mais rassurez-vous tout est bien qui finit bien, vous aurez la joie de retrouver des boulangeries de quartier trop mignonnes qui vendent la BAGUETTE. La vraie, la bonne, la copie conforme de la nôtre. Ainsi que toutes les magnifiques viennoiseries issues tout droit du savoir-faire français. Ô joie. Nous sommes sauvés ! 😉