One month in the Philippines !

Dans cette vidéo je t’emmène avec moi au coeur des Philippines, cet archipel à l’ouest de l’océan Pacifique, composé de plus de 7 000 îles !

Alors bien sûr, je n’ai pas visité toutes les îles tu t’en doute bien, car cela prendrait bien plus de temps !
Mais une chose est sûre, entre rizières, grottes, volcans, plages désertiques et collines verdoyantes, il y en a pour tous les goûts dans ce pays, tout le monde y trouve son compte quel que soit l’itinéraire 🙂


La porte d’entrée pour visiter les Philippines, c’est bien entendu Manille. C’est aussi le hub principal pour toutes les lignes aériennes philippines. C’est à dire que pour aller d’îles en îles, vous aurez certainement des vols vous obligeant de refaire escale à Manille.

En arrivant dans la capitale, je dois bien avouer que je n’étais pas du tout à mon aise. Première fois en Asie, premier choc culturel. Ça c’est fait. On m’a dit par la suite que je n’avais pas choisi le plus simple pour commencer un voyage solo en Asie, et je m’en suis en effet rendu compte par la suite.
Il faut savoir pour ceux qui pensent s’y rendre et ne s’y attendent pas, (comme c’était mon cas) que Manille est l’une des villes les plus peuplées au monde, et surtout la ville la plus dense au monde !!
Alors autant vous dire que c’est un sacré bordel. La ville est encombrée de bouchons de 7h à 23h, les tuk tuk en vélo ou en moto, les taxis, les jeepneys, tout le monde vous klaxonne du matin au soir ! Surtout lorsque vous êtes blanc, et que vous avez la nette impression d’être le seul touriste de toute la ville et donc, spoté à 2 km !
Les gens marchent sur la route et slaloment entre les voitures comme une chorégraphie rondement menée, on aperçoit les bidonville quelques quartiers plus loin, les vendeurs à la sauvette sont rois et on peut même trouver là des faux papiers à profusion, étalés sur des panneaux à même la rue où se promènent les policiers quelques mètres plus loin. Normal.

Les Philippines, c’est un pays peu développé et encore très peu touristique, c’est donc une bonne occasion pour y voyager avant que ne naisse ici aussi le tourisme de masse que l’on connait bien dans d’autres régions d’Asie du sud est telles que la Thaïlande ou l’Indonésie par exemple. Mais c’est aussi du coup synonyme de wifi quasi inexistant ou très lent, de transports en commun pas répandus pour sillonner le pays et d’excursions chères car les tours opérateurs ne sont pas nombreux. De plus, les hébergements sont plus chers que la moyenne des pays d’Asie du Sud est, et il faut compter le prix des vols pour aller d’îles en îles qui finira par peser dans votre budget.

Après deux jours de galère dans cette ville que je n’affectionne pas franchement, je réussis enfin à m’échapper pour les montagnes du nord, où se situent également les fameuses rizières de Banaue et Batad, classées au Patrimoine mondial de l’Unesco, de quoi remonter grandement le moral et se prendre une sacrée claque de voyage (la première pour moi, ce fameux effet Wahou que je vous décris ici 😉 ) !
Pour s’y rendre, il faut le mériter entre les 10 heures de bus inconfortable au possible et serrés comme des sardines, et la petite rando d’une demie heure backpacks sur le dos (petit conseil, essayez de laisser vos gros sacs à Banaue avant de vous rendre à Batad). Mais le jeu en vaut sacrément la chandelle, quel spectacle !!

Puis j’en profite d’être dans la région pour découvrir des grottes (que les touristes locaux se font en tongs, la base) et la culture des « Hanging coffins » ou cercueils suspendus.

Retour à Manille avant de m’envoler pour l’île de Palawan, un paradis sur terre, surtout lorsque l’on se rend au nord pour visiter l’archipel d’El Nido en excursion en bateau. C’est juste hallucinant tant cet endroit est beau. Les falaises de quartz plongent à pic dans une eau turquoise garantie sans filtre photoshop, bordée de plages de sable blanc immaculé. Le paradis vous dis-je !
Ces excursions valent vraiment le coup, on y découvre de nombreux endroits magnifiques, on y mange la nourriture locale préparée par les guides à même le bateau, et on a la chance de dormir en tente ou à la belle étoile si le coeur vous en dit sur une île déserte.
C’était sans compter sur une invasion de méduses par milliers qui a failli nous gâcher notre rêve, mais heureusement les Philippins nous ont assuré qu’elles étaient sans danger et n’ont pas hésité à nous le prouver en plongeant dedans. Ce serait quand même un sacré gâchis d’être dans un endroit pareil et de ne pas en profiter, alors hop, ni une ni deux, on prend notre courage à deux mains et on plonge ! Même si on ne se fait pas piquer, on ne s’y attarde quand même pas hein x)

Puis deuxième partie de trip un peu plus à l’est, dans la région des « Visayas » entre les îles de Cebu, Malapascua et Bohol.
C’est là qu’on a pu nager avec les tortues, voir les « Chocolate Mountains » et les trop mignons petit Loris, la plus petite espèce de primates au monde, jouer au jeux de loto et casino de rue avec les locaux, assister à un combat de coqs, placées en loges VIP car nous étions les seules touristes et qui plus est, femmes. C’est une pratique très répandue là bas pour tenter de gagner de l’argent (pour la petite anecdote, le coqs qui survit est emmené à recombattre encore et encore jusqu’à ce qu’il perde, et le coq qui perd et donc meurt, finit dans l’assiette des hommes Philippins qui considèrent la viande musclée de l’animal comme un puissant aphrodisiaque et stimulant sexuel).

On a également sympathisé avec la famille de nos hôtes qui nous ont emmené découvrir un petit parc naturel que nous n’aurions jamais déniché nous-même, les Aguinid Waterfalls. Puis on a découvert les incroyables cascades bleu ciel de Kawasan près de Moalboal.
J’ai eu la chance d’être présente dans le pays au moment des fêtes de Pâques, très célébrées dans ce pays majoritairement chrétien. Nos amis philippins se sont fait un plaisir de nous emmener voir les célébrations pour l’occasion, mais aussi de nous faire découvrir les marchés locaux et les fameux barbecues de rue collectifs.

Un mois ça passe très vite quand on est dans un archipel et que l’on souhaite visiter plusieurs îles.
Au passage, méfiez-vous de l’aéroport de Manille pour vos escales, qui est à l’image de la ville, c’est à dire ultra bordélique ! Je vous épargne l’épisode où j’ai failli rater mon vol pour sortir du pays en direction du Vietnam, car je pensais être dans le bon terminal alors que pas du tout, il fallait bien 30 minutes pour se rendre dans le bon terminal ! Cet épisode où tout le monde m’attendais pour pouvoir décoller et où une des agents de comptoir de l’aéroport m’a accompagnée en courant sur ses talons aiguilles et moi qui suivais derrière en tongs et backpacks sur les épaules, ce moment où j’ai balancé mon gros backpack au pilote ou je ne sais qui de l’avion pour qu’il l’embarque rapidement en soute avant de me jeter dans l’avion juste avant qu’il ne parte sans moi…. É-PIQUE !