Mon roadtrip dans le Centre Rouge (Part. 2)

Le dimanche 8 novembre, je suis partie avec un tour organisé (à défaut de trouver un lift) pour une aventure de 3 jours et deux nuits dans le Red Center. Il faut dire que le programme de ce tour était plutôt attrayant et à un prix défiant toute concurrence, avec l’ambiance colonie de vacance qui va avec puisque les participants sont tous de jeunes backpackers !

Leslie et Timon, mes amis rencontrés à Alice Springs, y participent également en même temps =)
Nous sommes un petit groupe de 14 participants, toutes nationalités confondues. Notre guide est un jeune australien passionné de la région et de la culture aborigène qui y est liée. Il nous fait rapidement tous faire connaissance et nous met à l’aise grâce à ses anecdotes et ses playlists qui nous font passer le temps plus vite durant les longues heures de route à bord d’un petit bus plus tout jeune.

Le premier jour, nous fonçons à la découverte du Kings Canyon, un canyon comme son nom l’indique, qui est très impressionnant avec ses façades abruptes et rouges ocre. Malheureusement, la marche est écourtée suite à la fermeture temporaire d’une partie de la balade.


Nous reprenons ensuite le bus et partons en direction de notre bushcamp avec un arrêt ramassage du bois pour le feu de camp du soir.
Nous apercevons également sur la route, le « faux Uluru » qui fait tomber certains d’entre nous dans le panneau !
A cet endroit, nous avons aussi pu voir le sable le plus rouge d’Australie…

Bailey notre guide nous met sa playlist spéciale Bushcamp qui met le feu dans le bus et déchaîne les foules sur les quelques centaines de mètres de dirtroad menant au camp à bord de ce bus magique !
Là, nous passons une bonne soirée à faire à manger tous ensemble et à boire quelques bières autour de notre grand feu de camp.

Puis, vient le moment de se coucher… dans nos SWAGS. Mais qu’est-ce donc que ça ?! Bien un truc typiquement australien tiens ! Je vous mets l’image car c’est quand même un truc super bizarre, un mixe entre une tente et un sac de couchage, qui te fait ressembler à un ver luisant une fois dedans, et surtout, qu’il n’est pas possible de fermer au niveau de la tête…. :S O_o

On va donc dormir à la belle étoile, complètement vulnérables face aux insectes et araignées foisonnants dans ce bush !! Misère ! Autant vous dire que je n’ai pas beaucoup dormi.

Le gros aspect mis en avant par le tour était de dormir sous un magnifique ciel étoilé dont la beauté au milieu du désert n’a pas beaucoup d’égal. Sauf… qu’il faisait nuageux pendant les trois jours du tour. (La poisse le retour, je vous l’avais bien dit !). Il a même commencé à pleuvoir quelques gouttes juste après s’être couchés, heureusement, ça n’a pas duré. Et dans mon malheur, j’ai même eu la chance de voir quand même les étoiles en pleine nuit lors de mes fréquents réveils, profitant d’un ciel un peu plus dégagé ;).

Le lendemain, nous nous réveillons tôt car nous prenons directement la route pour aller à l’Uluru Resort à notre second campement pour la deuxième nuit, y déposer nos affaires, y prendre une douche et le petit déjeuner.
Puis, c’est parti pour la visite des Monts Olgas, ou « Kata Tjuta » en langue aborigène. Il s’agit de formations rocheuses très étranges car sortant de nulle part au beau milieu du désert, avec ses formes très atypiques.

Certains disent que cet ensemble rocheux est plus impressionnant que Uluru lui-même. Et je ne le démentirai pas. Avec ses 400m de hauteur maximale, ses roches offrent de superbes balades entre ses monts. Avec un décor lunaire et des points de vue à couper le souffle, comme celui-ci, au milieu de la balade de la « Valley of the winds » (Vallée des vents).

 

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Au milieu de ce décor étonnant et immense, on se sent vraiment tout petit…

Après en avoir pris plein les yeux sur ce site, nous sommes enfin partis pour l’Uluru, le joyaux tant attendu de ce séjour. Un lieu mythique et ancestral que nous étions tous impatients de découvrir. Allait-on être déçus (« Oh, finalement, ce n’est qu’un gros caillou ») ? Surpris, étonnés, émerveillés ?
Et bien je dirais plutôt émerveillés oui. Et non, ce n’est pas qu’un simple caillou. C’est bien plus que ça.

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L’Ayers Rock, c’est un symbole mythique du centre australien, qui ne m’a pas déçue. Nommé Uluru par les aborigènes, il renferme une histoire et un passé ancestral absolument passionnant.
Nous avons commencé par visiter le Visitor Center de l’édifice qui à l’instar d’un musée riche et complet, nous raconte toute l’histoire de ce site sacré. Là, nous y avons appris l’importance qu’avait ce site pour les populations aborigènes.

– Un peu de culture –

Le site d’Uluru et Kata Tjuta est devenu parc national en 1950. 
Avant cela, des tribus aborigènes du nom d’Anangu occupaient ces terres depuis environ 30 000 ans. Ces populations se sont vues chassées à l’arrivée des blancs venus pour conquérir leurs terres et revendiquer l’endroit comme parc national.
Cela a ensuite pris 35 ans pour que les tribus aborigènes Anangu soient reconnues comme les propriétaires traditionnels du parc, en 1985. Ce n’est que depuis ce temps-là que les peuples aborigènes et les blancs ont su trouver une entente et se partager le site dans le but commun de le protéger et de le faire découvrir aux touristes.

Nous avons poursuivis avec une petite marche au pied du rocher, pour découvrir quelques grottes et caves utilisées par les peuples aborigènes pour y vivre et y instruire. Notre guide a su nous faire entrer d’avantage dans cet univers mystique grâce à quelques histoires bien gardées racontant certains mythes aborigènes quant aux aspérités de la roche et lieux qu’elle renferme.

Nous n’aurions pas pu avoir tous ces « à côté » et ces petits plus en faisant l’excursion par nous-même. J’ai trouvé tout cela très intéressant et touchant.

Nous sommes ensuite allés nous poster au point de vue pour admirer le monument au coucher de soleil avec un bon diner sur place.
Malheureusement, il faisait relativement nuageux ce qui nous a empêchés de voir les fameux changements de couleurs du rocher:/

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Le retour au camp s’est fait dans une ambiance déchainée grâce à la musique spéciale bush camp de notre guide Bailey, qui a su transformé son bus en boite de nuit mouvante x)
Nous avons siroté quelques bières et joué à quelques jeux avant de nous coucher à nouveau dans nos SWAG à la belle étoile (ciel toujours très partiellement nuageux).

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Le lendemain, réveil aux aurores pour aller cette fois voir le lever de soleil sur le rocher. Cette fois, nous avons eu un peu plus de chance.

Après un bon petit déjeuner devant ce spectacle, nous avons poursuivis avec la longue marche autour de la base d’Ayers Rock (10km) qui nous a permis d’en découvrir tous les aspects. Il faut savoir que certains endroits sont sacrés quant à la culture aborigène, et que ces derniers souhaitent que le public respecte leur volonté de garder ces lieux protégés, en ne prenant notamment pas de photos.

C’est ainsi que ce petit séjour s’est terminé, après la marche, en rentrant à Alice Springs.
Le soir-même, pour marquer définitivement la fin de trois jours intenses, nous nous sommes retrouvés avec ceux qui le pouvaient et Bailey notre guide, dans un bar de la ville pour un petit repas et une bonne soirée partagée.

 

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– Suite au prochain article –