Mon roadtrip dans le Centre Rouge (Part. 1)

Après deux semaines de quasi inactivité à Kununurra, n’ayant pas retrouvé d’emploi à la suite des Sandalwoods, j’ai décidé de partir en vacances prématurées.

A la base, nous voulions rester encore deux semaines supplémentaires à Kunu pour gagner deux semaines de salaire en plus, après quoi nous serions directement partis pour la côte est, sans passer par le centre du pays par soucis d’économies pour Mika. Sauf que plutôt que de dépenser mon argent à Kununurra pour rien dans le loyer etc.. autant aller le dépenser ailleurs et profiter de ces deux semaines pour aller visiter le centre rouge et ses mythes, qui n’était plus au programme !

Mon escapade en solo a donc débutée le lundi 2 novembre. Et quel début !! Tout en rebondissements et poisses !
Cela a commencé quand nous sommes tombées en panne avec ma travelmate, sa chienne, et son van, à 100 bornes à peine de notre point de départ, à peine après avoir passé la frontière du Western Australia et du Northern Territory. Il était 6h30 du matin, au milieu de nulle part, sans réseau, rien.

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Elle était sensée me prendre en covoiturage jusqu’à Katherine, la ville voisine (à plus de 500 km de Kunu), sur le chemin entre Darwin et Alice Springs au centre.
De la fumée s’échappait du moteur accompagnée d’une odeur étrange. Le moteur n’arrivait pas à baisser en température, et impossible de redémarrer. Finalement, elle est retournée en ville avec une voiture nous croisant dans l’autre sens pour pouvoir avoir du réseau et appeler son assistance, pendant que j’attendais son retour avec le van, sa chienne, et toutes nos affaires.

Après deux heures, elle est revenue avec deux gars qui allaient en direction de Katherine. Ils avaient un break et une place disponible pour me déposer là bas.
Je monte donc avec eux, et c’est alors que j’enchaîne avec la deuxième poisse !! Car après une heure et demie de route, je me rends compte que j’ai oublié ma besace avec mon portefeuille – et donc carte bleue – dans le van de Stéphanie dans la précipitation de changer de véhicule. —____—‘
Heureusement, l’Australie, en bonne représentante du « No worries », fait bien les choses ! Grâce à l’application mobile de ma banque, je peux retirer dans tous les guichets de ma banque sans carte bancaire ! Quelle invention du siècle ! Mika a pu récupérer mon sac que lui a ramené Stéphanie, contrainte de retourner à Kunu pour sa voiture.

 

J’arrive enfin à Katherine, ville qui n’a vraiment rien d’exceptionnel, hormis ses hots springs dont je vous parlerai dans un autre article. J’en profite pour revoir nos deux ex-collocs allemands de bungalow pendant la soirée. Puis le lendemain, sans traîner, je quitte mon backpacker fantôme de petits vieux louches et je prends un bus Greyhound qui part le soir même pour 16h de trajet direct jusqu’à Alice Springs, à 1200km plein sud.

Alice Springs est une ville plutôt jolie et sympathique, entourée par quelques collines, et perdue en plein milieu du désert Australien, avec rien autour que la nature sauvage et aride. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé ce contraste en arrivant, cette ville relativement développée sortant de nul part ! C’était assez surprenant et impressionnant. J’y suis restée quelques jours avec pour objectif, trouver un moyen d’aller visiter l’Uluru (aussi connu sous le nom d’Ayers Rock), les Kings Canyons, les Kata Tjuta (ou  »Monts Olga« , formations rocheuses étranges tout comme l’Uluru), ainsi que les McDonnel Ranges, chaîne de petites montagnes aux abords d’Alice Springs.


J’ai établi mon QG au YHA Hostel Backpacker, qui est une très bonne auberge située en plein centre-ville et aux airs de club de vacances. De plus, les températures ici sont bien plus agréables que dans le nord du pays. Il fait toujours chaud, très chaud, mais au moins, il ne fait plus humide, étant donné qu’on est en plein désert, c’est ici un climat très sec (il ne pleut apparemment que 4 – 5 jours par an !).
Le jour de mon arrivée, j’ai d’abord visité un peu la ville, et je suis allée au Reptile Center, un centre où l’on peut y voir toutes sortes de lézards, petits dragons de komodo, crocodiles et autres reptiles. Alice Springs est aussi la ville de référence pour tout ce qui touche à l’art aborigène, on peut donc y visiter de nombreuses galeries d’art et trouver d’innombrables souvenirs et cadeaux en tout genre.

A l’hostel, je rencontre des gens d’un peu partout, avec qui on passera de bonnes soirées. Avec une des filles du groupe, Leslie une française, on est allées participer à un cours de Didgeridoo donné par un professionnel dans un shop de la rue principale, qui est aussi une petite salle de spectacle. Le lieu est magnifié par une grande scène remplie de tout un tas d’instruments et percussions et au décor féerique. Nous ne sommes que deux pour ce cours qui devient personnalisé =)
On s’essaye alors pendant 2h à cet instrument mystique qui est vraiment loin d’être facile à dompter mais qui nous laisse sans voix lorsque notre professeur nous en fait la démonstration. (–>Voir la vidéo : https://lesaventuresdedora.wordpress.com/2015/12/06/wtf-bonus-didgeridoo-lesson/)

Puis, le vendredi, je pars en balade pour la journée avec l’une de mes roommate (coloc de chambre) Shiv, anglo-indienne, et un allemand tout juste arrivé la veille, Timon (oui, comme Timon et Pumba). Un gars polonais rencontré au backpacker nous prête sa voiture pour aller visiter les West McDonnel Ranges alors qu’on ne le connaissait à peine !
Bien moins cher et offrant plus de libertés qu’un tour opérateur, cela nous permet d’aller visiter à notre rythme deux gorges de cette chaîne de montagnes (ou collines) et de se baigner une bonne partie de la journée. Mes acolytes ont profité d’un micro tour en hélicoptère de 5min au tarif très attrayant pour survoler l’une de ces gorges et avoir un panorama vu du ciel de la région.

 

En rentrant après la nuit tombée, il nous a semblé apercevoir ce qui pourrait ressembler à une aurore boréale ou Southern Light, ce qui est apparemment très rare, quelle chance !!

– Suite au prochain article –