Carnarvon, la fin d’une ère !

Rebonjour tout le monde et welcome back 😀

Cela fait un moment que nous vous avions laissés, alors revenons un peu en arrière pour vous expliquer en quelques lignes comment nous avons fini de purger notre peine à Carnarvon.

Nous vous avions laissés au moment où nous allions commencer à travailler pour mon deuxième patron dans sa plantation. Au final, c’est plus Mika qui y a bossé, à temps plein, pendant tout le mois de juin, tandis qu’après l’avoir accompagné un peu sur les débuts, j’ai obtenu un bon temps plein au restaurant, qui m’était également compté pour mes jours de second visa.
Le travail chez Kevin n’était pas de tout repos. Nettoyage de sa propriété dévastée par le cyclone, arrachage de grands filets pour protéger les plantations de bananes, nettoyage de ces dernières, désherbage pendant des journées entières en plein cagnard, Mika en aura bavé ! Sur la fin du mois de juin, Kevin lui annonça qu’il n’avait désormais plus assez d’argent pour continuer de le payer, et qu’il avait alors le choix entre soit continuer de travailler chez lui en woofing, c’est-à-dire gratuitement, en échange des jours pour le second visa, soit d’aller chercher un autre boulot ailleurs. Ni une ni deux, il n’a pas demandé son reste et est parti.


Plus tard, courant juillet, après avoir mis à l’épreuve ses compétences de plongeur au restaurant, il retrouva un autre emploi dans la ferme d’un portugais où il était le seul employé pour raisons budgétaires. Son travail consistait principalement en picking et packing de poivrons, nettoyage et replantage d’un champs de bananes, désherbage.. La paye n’était pas mirobolante mais le travail y était assuré sur le long terme.
De mon côté, j’ai cherché également un travail en ferme pour compléter mes jours de second visa, mais je n’ai eu qu’une journée d’essai pour du packing de concombres. J’ai alors laissé tomber, et au final, au moment de remplir mon papier pour le second visa avant de quitter Carnarvon, mon patron m’a mis bien plus de jours que prévu, ce qui fait qu’il ne m’en reste plus qu’une dizaine à compléter.

Pendant ce temps-là, ce que nous ne vous avions pas dit, c’est qu’au début du mois de juillet, nous avons pu emménager dans une chambre du Carnarvon Hotel ou je travaillais toujours, pour la modique somme de 120$/ semaine, prix définitivement imbattable. Cela nous a grandement simplifié les choses alors que je travaillais à l’hôtel et que Mika allait travailler tous les jours à une vingtaine de kilomètres dans les fermes, le tout avec une voiture pour deux qui est aussi notre maison.
Donc en plus d’être à 20 secondes à pied de mon lieu de travail, nous avons aussi redécouvert le confort d’un vrai lit, d’une douche chaude à volonté, d’un frigo, et même d’une grande télé écran plat s’il vous plait ! Laundry accessible également à volonté, parking pour Bobby, et bières gratos de temps en temps au bar de l’établissement, que demande le peuple !

 

Nous avions alors prévu de rester jusqu’à la fin du mois d’août. Mais comme vous commencerez peut-être à le comprendre, ici les plans changent tout le temps ^^
Finalement nous avions avancé la date d’une dizaine de jours, n’en pouvant plus de patienter avant le départ… Avant que l’on finisse par craquer et partir en deux jours sur un coup de tête, afin de pouvoir finalement partager ce futur roadtrip avec des amis rencontrés à Carnarvon.
Finie la routine, fini le « froid », fini le boulot, et rebonjour la vie de routard  !

 

La suite au prochain numéro 😉

Théo.

 

Ah et on avait presque oublié, on a quand même pu visiter un coin sympa pas trop loin de Carnarvon, les Blowholes !