La recherche de Jobs

A Perth, on le voit sur les sites spécialisés et les tableaux d’affichages des auberges, il y a énormément de travail à pourvoir… Mais aussi beaucoup (trop) de concurrence ! Construction, restauration, nettoyage, etc. Il y en a pour tout le monde ou presque, à condition de s’accrocher ou de faire les bonnes rencontres.

Chaque annonce postée sur Gumtree (le « leboncoin » australien) fait rapidement l’objet de dizaines de vues en quelques minutes. Pour se retrouver facilement avec 400 vues en fin de journée.

Théodora s’est naturellement, suite à ses expériences en France, tournée vers le service / la restauration. Elle a alors inondé les restaurants du centre-ville de Cvs par dizaines, ainsi que Fremantle et deux ou trois quartiers de Perth un peu plus excentrés. Au final, elle aura obtenu deux essais dans deux différents restaurants. Sans pouvoir malheureusement aller plus loin…

Quant à moi, je me suis plutôt tourné vers la construction étant donné qu’il s’agit d’un domaine très dynamique en Australie et réputé facile d’accès pour les backpackers. Il « suffit » juste de passer/payer sa White Card, certification essentielle pour travailler sur un chantier dans le pays, et le tour est joué !

Finalement, ce sera une nouvelle fois l’interim qui m’aura ouvert ses bras, grâce à l’agence Randstad de Perth. Mais pas pour de la construction, étant donné qu’il m’était demandé de l’expérience dans le domaine à chaque tentative contrairement aux idées reçues. J’ai alors pu réaliser une première mission de 3 jours dans l’entrepôt des pâtes « San Remo » puis une seconde d’une semaine au sein d’un entrepôt de gros outillage (brouettes, bétonnière, etc…).

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Work in progress: 03%

Rien de très compliqué : décharger des containers, en faire des palettes et les filmer. Basique, sans nécessité d’un anglais parfait.


Des emplois plutôt bien rémunérés, entre 20 et 23AUD nets de l’heure, mais sans sécurité ni assurance d’y rester…
A côté de cela, nous avions beaucoup cherché dans de nombreux domaines, en ligne ou en personne, comme du cleaning (expérience demandée là aussi pour passer l’aspirateur…), dans les hôtels en se présentant directement (qui n’acceptaient pas les cvs papiers, obligation de s’inscrire en ligne), kitchen hands, assistant aquarium, employé de Roadhouse, etc etc… Sans trop de résultats concrets.

D’où notre désir naissant de partir vers les fermes des environs pour trouver du travail sur moyen / long terme en testant le fameux Fruit Picking ! Il s’agit de la récolte de fruits et légumes en fermes, mais cela peut aussi englober de manière plus générale la plantation d’arbres ou l’entretien de ces derniers. Ces jobs, très répandus en Australie, sont un incontournable des backpackers, car ils ne nécessitent pas un bon niveau d’anglais et sont ultra faciles d’accès (pas besoin de cv et compagnie). Il suffit juste d’appeler ou de se présenter directement chez les fermiers en leur demandant s’ils ont du travail.

En Bref, l’Australie n’est pas (ou plus) l’eldorado que l’on imagine en terme de travail, du moins dans les grandes villes. La concurrence y est vraiment très accrue. La chance nous sourira peut être plus hors de la ville ! La suite au prochain numéro 😉
A très vite,
Mika.