Les premières difficultés – Part II

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Le courrier béni

Revenons un peu sur les difficultés qui dictent véritablement notre début d’aventure.
Cela fait maintenant deux semaines que nous sommes arrivés, et toutes nos démarches administratives ne sont encore pas totalement réglées.
Car certes, si nous nous laissons un peu de bon temps pour commencer tranquillement, après avoir bien trimé en France pour en arriver là, ne croyez pas qu’on se la coule douce, nous ne sommes tout de même pas en vacances ! L’impression n’est pas la même que lorsque l’on part deux trois semaines en vacances avant de rentrer et de reprendre le boulot. Auquel cas on se sent totalement zen et où l’on a que ça à faire de se relaxer, de profiter de la plage et de la piscine en sirotant des mojitos.

Ici, on sait qu’il ne s’agit pas juste de deux trois semaines. On sait que l’on va rester plus longtemps, qu’il y aura un après. On ne rentrera pas en France.
Le projet n’est pas du tout le même. C’est pourquoi il nous faut trouver du travail ici. S’intégrer dans ce nouveau pays pour pouvoir y rester le plus longtemps possible.
Et pour y arriver, il nous a fallu passer par de nombreuses démarches plutôt fastidieuses :

  • Faire notre demande de TFN (Numéro que l’on doit donner à nos employeurs pour récupérer des taxes avant notre retour…),
  • Ouvrir un compte bancaire (démarche la plus simple et rapide),
  • Obtenir une carte sim locale et un abonnement prépayé (dans notre cas : Abonnement à 19$ chez Lycamobile – SMS/Appels illimités en Australie + internet 5GB),
  • Faire le fameux TRANSFERT INTERNATIONAL : La démarche qui nous aura donné le plus de fil à retordre, puisqu’elle n’est toujours pas totalement réglée.. –_______–‘ (#nousdevenonsfous)
    Nous qui pensions que ce serait si simple et rapide. Nous voulions passer par un organisme appelé Transfermate plutôt que par nos banques directement, car réputé pour avoir des frais moins élevés et des taux de change plus intéressants, tout en étant rapide.
    SAUF… qu’ils nous ont bien pris pour des jambons en nous demandant 50 000 paperasses et photocopies certifiées copies conformes aux originaux (–> nous envoyer courir aux quatre coins de la ville et en faire 10 fois le tour pour trouver un flic capable de tamponner nos papiers).
    10 allers-retours de mails plus tard (décalage horaire inclus, ne facilitant vraiment pas la tâche), on se dit que ça ressemble plus à une arnaque qu’autre chose et qu’avec nos banques ce serait déjà réglé.
    Résultat : Mika a quand même perdu près de 200$ en passant par sa banque à cause d’une étape intermédiaire du transfert passant par l’Angleterre. Pour ma part, et malgré une interminable attente dûe entre autre à l’incompétence d’un certain banquier, ça devrait être bientôt réglé également via ma banque directement, en espérant limiter les dégâts niveau frais.. (en attendant, je vis aux crochets de Monsieur ;)).

A cela s’ajoute la finition de nos CV, le passage de tests (plus bidons tu meurs) que sont le RSA et la WhiteCard pour travailler respectivement en restauration et en construction.

Mais ce qu’il faut savoir, c’est que tout ça passe essentiellement par internet… Et en auberge de jeunesse avec un wifi pourtant inclus dans les services mais qui ne fonctionne que 10 minutes par jour, il y a de quoi devenir fous !
Alors la bibliothèque municipale est devenue notre meilleure amie, et c’est avec une joie Ô tellement intense que nous effectuons chaque jour notre pèlerinage vers le Savoir. (y)

Cf. Le pèlerinage *
Cf. Le pèlerinage *

Et pendant que nous galérons avec ces démarches qui nous prennent 15 jours au lieu d’en prendre 5, nous sommes dans un backpack plein de français qui n’arrêtent pas de dire qu’ils cherchent du boulot, envoient et distribuent des cv à la pelle ou cherchent une voiture pour être plus mobiles, etc.. ce qui nous met pas mal la pression ! On a l’impression de perdre pas mal de temps à stagner tout en faisant fondre notre budget dans l’hébergement, car les auberges ne sont pas données !

*Véritable lieu du pèlerinage - La Bibliothèque
*Véritable lieu du pèlerinage – La Bibliothèque

 

Théo.

P.S : Pour le petit bonus, les difficultés liées à la langue que j’évoquais dans « Les premières difficultés – Part I » engendrent certaines incompréhensions comme d’acheter de l’adoucissant pour laver notre linge au lieu de lessive -_-‘. But NO WORRIES* !! 😉

* Expression préférée des Aussies. Means : « Pas de soucis ».