Les premières difficultés – Part. I

We are shits

Parlons d’abord de la difficulté liée à la langue.
C’est vrai qu’on ne partait pas avec un niveau débutant en anglais, et qu’on pensait même avoir un niveau plutôt correct à vrai dire, mais en arrivant ici on s’est vite rendu compte qu’en fait… on était des grosses merdes !! -_-‘
Il n’y avait qu’à voir nos têtes les premiers jours face aux locaux qui nous débitaient des phrases assez incompréhensibles…
On s’attendait bel et bien à galérer un peu au début et surtout en compréhension, mais contre toute attente c’est au niveau de la compréhension justement qu’on s’en sort le mieux. Et de l’expression qu’on rame le plus.
On sent alors la véritable barrière de la langue, malgré nos efforts pour aller vers les australiens ou parler avec d’autres étrangers, il est vrai que c’est assez compliqué au début. Mais on garde espoir, cela commence à venir petit à petit avec le temps. On commence à prendre de plus en plus confiance avec notre franglais et on arrive quand même à se faire comprendre, tout en se félicitant de placer des mots et expressions compliquées ressorties des tréfonds de notre mémoire. Un peu comme au Motus, on gagne des points. Et en attendant de maîtriser, on fait comme en cours, on cherche le vocabulaire sur lequel on bloque dès que l’on a du réseau et on le révise régulièrement !

 

Ensuite, vient une autre difficulté et pas des moindres, celle de s’acclimater à la vie en communauté des backpacks (auberges de jeunesse), surtout aux dortoirs en fait !
Dans notre deuxième auberge, nous nous sommes pris le luxe d’une chambre double pour deux nuits histoire de se reposer un peu et de disposer d’un peu de calme… avant la tempête.
Les chambres en solo étant très chères, nous avons changé pour un dortoir de 6 personnes.
Et là…. Ce fût le drame. En ouvrant la porte les mâchoires ont failli nous lâcher. On avait jamais vu un bordel pareil. Impossible de mettre un pied devant l’autre. Entre bouffe et fringues éparpillées partout, tuyau à bière d’alcoolique entouré dans les chaussures, l’odeur très forte (odeur de clope, de renfermé, bref…) et la saleté du sol et de la salle de bain… on a dû rester figés pendant bien 5 minutes, hébétés.
Même une nana du staff de l’auberge est montée voir et a ordonné un peu de rangement.

Cependant, passé ce premier choc, nos colocs sont en fait très sympas. Un allemand toujours avec le grand smile, un franco brésilien à l’air blasé mais très gentil, et un français, très sympa, mais tellement déchiré qu’il tenait à peine debout en nous débitant le récit de son aventure en Australie. Enfin, il y a ce mec plus tout jeune, que nous pensons être maori (ou Ie le chanteur d’« Over the Rainbow ») qui préfère mettre son matelas par terre près de la fenêtre et fumer son calumet toute la nuit, pour dormir toute la journée, et nous offrir des cadeaux tous les matins (jus de fruits, soupes en sachet… mais où trouve t’il tout ça ?? O_o).

 

Mêmes si les nuits ne sont pas très reposantes, nos colocs sont tout de même respectueux en se levant tôt le matin pour aller bosser sans faire un raffut ni allumer toutes les lumières, et le courant passe assez bien avec eux.
Au-delà de ça, on partage une dizaine de frigos crados avec plus d’une centaine de personnes, tout comme la cuisine. Le wifi certes inclus dans le tarif de l’auberge est tout pourri et ne marche qu’une fois sur dix. Mais à côté de tout cela, on fait surtout de belles rencontres, avec des français, des étrangers des quatre coins du monde, on partage nos soirées ainsi que le barbecue et on profite du billard et de la piscine, point névralgique de l’auberge qui nous rassemble tous.

 

Théo.